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Balade de la mer celtique

jeudi 24 mars 2011, par marc

Voilà déjà presque trois semaines que je suis rentré de ma petite balade du côté de la mer celtique...

Et comme je viens juste de recevoir les photos développées par mon photographe préféré, je ne résiste pas au plaisir de vous en montrer quelques unes ...

C’est un pays de granite au bout d’un interminable chemin qui suit la course du soleil. Là bas finalement la terre s’arrête, alors commence la mer qu’agitent les vents d’Amérique.

Les forêts et les landes bordent les rivages de la rade. Dans un méandre de la rivière les grands navires gris de la royale, fantômes usés et fatigués tirent sur leurs coffres d’amarrage au gré des courants de marée.

Et puis la ville... les couleurs de Brest, escouade de matelots défilant le long de la Penfeld, au pied des remparts du château. Le sous marin de Tournesol coincé sur une courtine, l’Etoile et la Belle Poule sagement amarrées. Trafic d’un port militaire tandis que claque au vent le pavillon de l’amirauté.

Vidocq une fois de plus s’est évadé du bagne...

Les carcasses des chalutiers usées par le vent et la mer n’en finissent plus de perdre leurs couleurs. Les filles de Camaret ne sont pas très sages et le curé rase les murs pour filer s’abriter dans sa cure.

Plus loin dans la vasière, la mer qui descend découvre peu à peu, d’autres squelettes rongés par le sel et l’oubli pleurant le grand et le petit métier des hommes de ce pays.

Au détour d’un rivage la futaie dissimule à peine la masse pansue d’un antique tumulus. Un rire malicieux résonne dans la forêt, est ce celui d’un oiseau farceur où d’un druide blagueur ?

Plaisir d’une petite balade nonchalante sur la rivière d’Auray en remontant vers le Bono, alors que la force du courant de marée me contraint à pousser de plus en plus fort sur les pagaies.

Plus loin la rivière débouche dans le golfe puis enfin de nouveau l’océan, l’horizon, les dunes et les mouettes rieuses qui piaillent dans le ciel redevenu bleu. Corto somnole et songe à de nouveaux rivages. Pour moi la route est encore longue pour retrouver mes montagnes perdues.

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