Accueil > Pataphysique > Le macaroni malgré lui (1976)

Le macaroni malgré lui (1976)

vendredi 24 octobre 2008

Le macaroni malgré lui

Pièce en trois actes de Monsieur Riboustingleton de l’académie de Castel Loubignac

Personnages (avec dans les principaux rôles)
- Le boxer : Pierre Bousquet
- Le macaroni (*) : Pierre Desmoutiez
- Le malfaiteur : Fabien Gabillon
- Le curé : Moi (Ja)
- les chiottes : les petites sœurs des pauvres

(Acteurs ayant joué devant la reine mère lors de la première représentation)

(*) avec l’aimable autorisation des disques panzanis

Acte 1 : où l’action se met en place

scène 1 - (la scène représente la Seine)

- Le malfaiteur : Ah ciel il pleut !
- Le macaroni : (arrivant tout essoufflé) Diantre ! Les pompiers ont viré à gauche. Nous courons à la catastrophe !!
- Le malfaiteur : Bordel de merde ! Il pleut de plus en plus...
- Le boxer (entre ses dents) : Satané fichu bonsoir de mes deux, le parachute ne s’est pas ouvert.
- Le macaroni (découvrant le boxer avec stupeur) : Enfer et damnation l’eau est coupée

scène 2 - (la scène représente un amalgame coupé en deux)

- Le malfaiteur (au macaroni) : Tire toi de là, eh macaque !
- Le macaroni (outragé) : Tu veux une baffe eh con ?
- Le boxer voulant s’interposer : Allons du calme et de la dignité : je vous rappelle que les pompiers ont viré à gauche et que l’eau est coupée ;
- Le macaroni et le malfaiteur (en chœur) Merde c’est vrai on est cuit !
- Le boxer (sentimental) : Ah si les carottes n’étaient pas si chères
- Le malfaiteur : Vengeons nous !
- Le macaroni : Oui vengeons nous !!!
- Le Boxer : Ciel mon mari !
- Le macaroni : 22 vlà les flics.
- Le malfaiteur : Oh cruel souvenir de ma gloire passée. Oeuvre de tant de siècles en un jour repassée. Misère et peau de banane. Fatalité de l’existence. Vivement la République !

Scène 3 - (La scène représente la même chose que tout à l’heure moins deux cuistres enrhumés depuis lors)

- Le curé (arrivant en marchant sur les mains) : Ca y est les mecs, j’y arrive !!! Victoire et champagne pour tout le monde. Vive les braguettes à système et la République !!
- Le boxer interloqué : Merde vlà et les pompiers qu’ont viré à gauche !
- Le macaroni : et l’eau qu’est coupée !
- Le malfaiteur : Oui vous avez raison ! Dans quel étage erre ? Mais la cuillère est creuse dit le prophète
- Le macaroni : Oh ça ne veut rien dire ! Car en effet si nous avisons de l’effet macro beta galactosidase l’effet est inverse.
- Le boxer : pardon ?
- Le curé hilare : Bite au cul et zob je suis le roi. J’emmerde les gendarmes et la maréchaussée.
- Le boxer : pardon ?
- Le curé réjoui : je l’ai plus grosse que le préfet !!!
- Le boxer : pardon ?
- Le macaroni au curé : Mais à la fin allez vous le laisser passer, vous ne voyez pas qu’il veut aller aux chiottes.
- Le curé : M’en fout !
- Le boxer : pardon ?
- Le curé : M’en fout !!!
- Le boxer : pardon ?
- Le macaroni excédé : Allez !! Avec les trotskistes c’est toujours la même histoire y a jamais assez d’huile de foie de Morue !

RIDEAU.

Acte II : où l’action se déchaîne

Scène I - La scène représente quelque chose

- Le boxer pédalant comme un fou) : Ça y est nous les semons
- Le curé : Je m’en fous !!!!!!!!
- Le macaroni (atterré) : Merde le curé est coincé...
- Le boxer : Attendez j’ai emmené la pince
- Le curé : Je m’en fous !!!!!!!!
- Le boxer (au macaroni) : Tenez lui les oreilles, je vais lui arracher l’œil, vite, passez moi la crème et l’huile d’épinard.
- Le curé (soudain décrispé) : Aux chiottes, Aux chiottes,
- Les chiottes : Oui ?
- Le curé : Non pas vous. Rentrez vite le train d’atterrissage. Mince le boulon est bloqué vite actionnez la sirène !
- Le boxer : Je fais ce que je peux, de votre côté serrez plus les fesses.
- Le macaroni : Alerte ça coince ! Vite le grisbi. Attention un sapeur pompier est taché ! Les tirailleurs sénégalais se déploient c’est la fin.

NB (l’action atteint son maximum dramatique)

Scène 3 - La scène représente un soir de bataille au lever du soleil

- Le curé (dans un dernier soupir) : Je m’en fous je l’ai plus grosse que -Le préfet et d’abord je dirai pas où est planqué le ressort... (il expire)
- Le boxer : ciel où est ma canne car j’ai mal aux dents il me faut ma canne c’est plus correct. Vous le curé vous m’agacez avec vos manières de ne pas y toucher.
- Le macaroni : A vous ne m’aurez pas cru. Alors vous m’aurez cuit.
- Le malfaiteur (au macaroni) Ne te fais pas de bile Albert, c’est Jeanne d’Arc qu’a dit ça avant toi
- Le macaroni : Je hais Jeanne d’Arc
- Le boxer : C’est une opinion

RIDEAU

Acte III : Le dénouement

Scène 1 - La scène représente une arrière cuisine délabrée.

- Le boxer : Où est le raccord ? Qui m’a fauché le raccord ?
- Le macaroni : c’est ce fumier de curé il l’a planqué dans le placard à balai des chiottes.
- Le boxer : ah l’ordure !
- Le macaroni : Je ne vous le fais pas dire

Scène 2 - La scène représente une scène horrible).

- Le macaroni et le boxer (en chœur) : Il est cocu le chef de gare (bis)
- Le macaroni (seul) : Le plombier est une pute
- Le boxer (ricanant en douce) : L’essieu n’est pas graissé.
- Le malfaiteur franchement décontenancé : Pourvu que les royalistes ne nous refasse pas le même coup. Merde alors ! Quelle bande d’énergumènes ces réactionnaires ! Tous des rigolos.
- Le macaroni : Oui, voilà victoire, ils arrivent. La République est sauvée, parole je vote pour le plombier aux prochaines élections. Vive la démantibulation démocratique accélérée !

RIDEAU